• Jour 29 : Le Bonhomme Blanc (épisode 1)

     Au début, je n'y avait même pas fait attention, l'esprit embrouillé par les médocs de l'infirmière Schwan. Cela fesait tellement longtemps que ces gratements ne m'avaient pas réveillé en pleine nuit que je n'ai pas pris garde, il est trop tard maintenant, il est là! Se sera bientôt la fin.

    Cela fesait 16 ans pour être précis depuis ma rencontre avec le Bonhomme Blanc, j'avais 6 ans.
    Mes parents habitaient une petite banlieue bourgeoise, dans le plus pure style des villa américianes, des allignement sans fin de petite maisonnettes, même jardin, même voiture, et même insouciance parmis les habitants.
    La petite Isabelle Bourdin avait disparu depuis maintenant deux semaines et les recherches n'aboutissaient que sur de nouvelles pistes de recherches...
    Elle était la troisième enfant a avoir été enlevée en moins de 6 mois.

    La police ramait désespéremment, incapable d'expliquer ces disparitions ni d'empécher les nouvelles. Une sorte d'hystérie s'était emparée de tous les parents du quartier. Pas un enfant ne se déplacait seul, je me souvient de ce jour ou nous avons tous été réunis dans la cantine et que la directrice nous a expliqué qu'il ne fallait jamais parler à un inconnu ni le suivre.

    Aprés ce jour, tous les enfant ne parlaient que d'une chose : de l'Inconnu. A quoi est ce qu'il ressemble, est ce qu'il mange les enfants, a-t-il des pouvoir magiques...
    Pour ma part, l'Inconnu n'était qu'une ombre noire, une silouhette térifiante m'emportant dans une piece sombre pour me découper et me faire cuire en ragout.

    C'est aussi à ce moment que Spider-Man a disparut...

    Spider-Man est rentré dans ma vie le jour de mon 5ème anniversaire, c'est un cadeau de mon tonton Jean.
    Il était dans une belle boite pleine de couleur, et envelopper dans de la toile d'araignée (qui colle pour de vrai!) la petite figurine rouge et bleue me tendait les bras.
    Je l'emenait partout avec moi, c'était mon garde du corp personnel, je savait qu'il ne pourrait rien m'arriver tant que j'aurais mon Spider-Man avec moi.
    On a vécu tout un tas d'aventures, bien sur il y a eu des méchants qui voulaient nous séparer, mais Spider-Man et moi, on était toujours les plus forts.
    Mais un matin, il n'était plus là...

    "_ Maman!!! Maman!!!
    _ Qu'est ce que tu as mon ange?
    _ Spider-Man ze le trouve pus!
    _ Tu l'as bien cherché partout?
    _ Voui!
    _ Ne t'inquiete pas, on le retrouvera avec Papa, il ne doit pas être bien loin."

    Mais on ne le retrouva pas, je me retrouvait sans personne pour me protéger, et l'angoisse me pris soudain : "C'était sans doute l'Inconnu qui l'avait pris, car il savait qu'en nous séparant il aurait une chance de m'avoir..l'Inconnu en avait aprés moi!"

    Le soir même, les gratements commencaient.

    L'Incconu me suivait, je marchait seul dans la rue noircie par la fuite du soleil. Mais à chaque fois que je me retournait il semblait de plus en plus prés, et ce bruit bisar qu'il fesait en marchant, comme si il marchait sur des céréales, non comme si il grattait un placher...
    Je m'évaillait en sursaut, la terreur qui m'habitait était telle que le cri que je poussait assis dans mon petit lit n'était qu'un mince sifflement.
    Mes parents n'avaient rien entendu bien évidemment.
    Les gratements venaient de sous mon lit. Je les entendais parfaitement malgrés le fait qu'il soient trés légers.
    On aurait dit que quelqu'un, ou quelque chose sous le lit s'enuyait à en mourrir.
    Je n'osait descendre de mon lit, ma vessie pleine manifestait son désacord avec cette hésitation. Mais a chaque fois que je m'aprochait du bord du lit, je voyais l'image de mon pied se posant sur le sol et d'une grande main pleine de griffes surgissant de l'obscrurité de sous le lit et s'emparrant de ma cheville.

    Les gratements revinrent les nuits suivantes. J'avais mis au point une stratégie pour ne jamais m'aprocher trop prés des bords du lit. Je sautait de trés loin sur mon matelat et je fesait de même pour en descendre.
    A chaque saut, je retenait mon soufle : Avais-je sauté assez loin ou le bras allait tout de même arriver à m'atraper?
    Je fesait de petites nuits, car régulièrment les grattements me réveillaient, il étaient de plus en plus fort, comme si la personne sous le lit commenceait à s'impatienter.

    Bien sur ce manque de sommeil commença à se voir sur mon compertement et sur mon aspect physique. mes parents s'en inquiétaire aussitot, mais quand je leur eu expliqué les raisons de mes insomnies, bien entendu ils ne me crurent pas. Il mirent cela sur le compte des enlèvements. La petite Isabelle était maintenant un dossier de plus dans le casier des disparitions non résolues.

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