• Jour 30 : Le Bonhomme Blanc (épisode 2)

     

     Inutile de parler à l'infirmière Schwan ou au docteur Defont de ses grattements, ils ne ferait qu'augmenter ma dose de médicaments, et j'aurais besoins d'un maximum de lucidité dans les jours qui vont suivrent.


    J'ai repris ma bonne vielle technique du saut sur le lit, depuis trois jours maintenant. De vieilles images, encore recouvertes d'une épaisse couche de poussière, resurgissent dans mon esprit. Des images de mains griffues sortant pour m'atrapper, une étrange lueur rougeâtre aussi poisseuse que du sang, un endroit étrange avec des ossements, des ossements d'enfants.


    Mais surtout une étrange silhouette s'aprochant de moi, mais la poussière, ou est ce mon incocsient qui se dérobe, est tellement épaisse que je ne peut pas voir précisément l'ojet de toute mes peur, du moins je ne le peut pas pour le moment.


    Je suis assis dans mon lit, les grattements m'ont réveillés. Ai-je crié? Il semble que non, ou du moins pas assez fort pour réveiller la vielle infirmière qui somnole à l'autre bout du couloir.


    Soudain un nouveau souvenir m'explose en plein cortex olfactif, une odeur que je n'avait pas senti depuis 16 ans. Je ne peut pas décrire précisément cette puanteur, on aurait dit un mélange de cadavre en putréaction baignant dans une sorte de bile, comme si la terre elle même venait de vomir aprés une soirée un peu trop arrosée.


    Soudain je revoit cette silouhette, l'odeur vient de lui, j'en suis persuadé.


    Je repense à cette époque, je repense à Mister Jungle...


    Mes parents étaient de plus en plus inquiets de mon état, ils prirent la décision de m'emmener voir un pédo-psychiatre afin que je puisse me débarrasser de mon angoisse.


    Bien que merveilleusement gentil, le docteur Baviant ne me cru pas davantage que mes parents, ils leur expliqua que mon angoisse provoquée par les enlèvements m'ont fait fantasmé une histoire banale de Croquemitaine, et que cela passerait avec l'age.


    J'était définitivement seul.


    Une nuit, de nouveau réveillé par les gratement, je fus envahi par une étrange puanteur. Elle semblait emplir tout la chambre, faire partie même des chaque recoin de la piece. Les gratement étaient là, ils étaient devenu si forts à présent que j'imaginais le plancher hurlant de douleur sous l'agression d'une dizaine de doigts griffus.


    Ma respiration se coupa net : Spider-Man était posé sur le bord du lit.


    La figurine était assise et semblait m'observer, je n'osais pas bouger. Comment était-il arrivé ici? Les gratements continuaient leur assourdissante cacophonie, je m'aprochait lentement de la poupée articulée. Mais ma main tremblait tellement qu'il méchappa à la dernière minute, je ne pu que comtempler sa chutte qui semblait durer une éternité. Spider-Man semblait me lancer un ulltime regard de reproche, j'avais échoué, lui qui avait toujour été là pour moi je le laisssait tomber.


    La figurine tomba sur le planché dans un petit bruit sec.


    Les grattements s'arrétèrent.


    Alors que je regardais la figurine sur le sol, si proche et pourtant inaxesible, l'odeur se fit trés forte, comme si la personne ou la créature dont elle émanait c'est raprochée du bord du lit. Je vis alors une faible lueur rouge s'insinuer entre les lattes du plancher, comme deux projecteurs, braqués sur le super héros en plastique.


    Tout alla trés vite, une forme fendit sur le jouet et l'entraina sous le lit, et à ce moment là je cru percevoir comme un rire, un rire de victoire.


    Je me remis à bonne distance du bord, et alors que les gratements reprenaient, un désespoir ineluctable s'empara de moi, je dormis pas le reste de la nuit, un gamin sanglotant, pleurant dejà sur la disparition de son ami.


    Ma vie ne tournait plus qu'autour de mon lit, la vision de cette forme jaillissante, comme un bras mortel occupait désormais mon esprit fatigué, et, comble de l'ironie, mon état était tel que le médecin me dispensa d'école et préscrivit beaucoup de repos. Je passais désormais mes journée et mes nuits sur ce lit maudit.


    Désormait, les grattements ne s'arrétaient plus, et l'odeur devenait insuprtable dans la piece. Bien entendu mes parents ne s'en rendait pas compte, peut être que quand on est adultes ce genre de choses sont tellements refoulée que même face à celles-ci, on feindrait de les ignorer.


    Mister Jungle grattait à la porte.


    Ce chat avait été adopté par mes parents aprés que Mistigri fut écrasé par une voiture. Mister Jungle était un chat noir, avec de longs poils qui devenaient gris blanc sur son flanc.


    Abandonné à un sort funèbre dans une fourrière, mes parents et moi même tombirent sous son charme. Mister Jungle n'avait qu'un seul défaut, il savait ouvrir les portes. C'est d'ailleur ce qui l'a tué.


    Ma mère, qui avait pris un congés pour pouvoir s'occuper de moi, était sorti pour faire une course. J'était seul dans la maison, et surtout sur mon lit.


    Les grattements avait repris de plus belle, ils semblaient même plus forts depuis le départ de ma mère, comme pour me faire comprendre qu'on était plus que lui et moi. Mister Jungle semblait les entendre, car il venait gratter à la porte comme pour venir voir ce qu'il en était.


    Les gratements sous le lit s'arétèrent.


    La poignée sursauta et la porte de ma chambre s'ouvrit doucement, la tête de Mister Jungle apparut, il me regarda fixement dans les yeux. Les grattements reprirent. Le chat changea d'objectif et fixait désormais mon lit.


    Il entra dans la chambre, et commenca à s'approcher lentement du lit. je me mit alors à crier trés fort sur Mister Jungle, qui, plus surpris qu'éfrayé reparti dans un dérapage de l'autre coté de la porte.


    Mais il pouvait encore revenir, il fallait que je referme la porte de ma chambre. je pris mon élan et sauta le plus loin possible du lit.


    Les grattments reprient alors, comme pour me signifier que si il ne m'avait pas attrapé à aller c'était parcequ'il m'aurait au retour. Et bien soit, il n'y aura pas de retour, j'irais m'allonger sur le canapé du salon et expliquerais à maman que je voulais regarder la télé.


    Alors que je fermais la porte, Mister Jungle se faufila dans la chambre, je voulu le ratraper, mais pour m'éviter il s'aprocha du lit, je le suivit pour le prendre puis je me rendit soudain compte que la chambre était étrangement silencieuse. J'était à deux pas du lit, le chat encore plus prés.


    Une mains blanche aux longs doigts se terminant par des griffes noires comme l'ébene surgit alors de sous le lit.


    Dans ma précipitation mon corps recula mais mes pieds n'avaient pas suivis la manoeuvre, ce qui eu pour conséquence qu'aprés une étrange figure acrobatique je me retrouvait sur les fesse, assis face à mon lit.


    La main s'empara de Mister Jungle, de sa queue pour être précis. je vis alors deux petits rubis rouges s'allumer soudainement, élcairant une bouche diforme grande ouverte sur des dents pointues qui semblaient pousser de manière totalement anarchiques.


    La main tira le chat en direction du lit, Mister Jungle dans un miaulement térifiant tenta vainement de planter ses griffes dans le plancher pour s'enfuir, mais il glissa implaquablement sous le lit, la dernière chose que je vit furent ses yeux verts qui semblait exprimer une peur mélée à une surprise concernant les évènements présents.


    Puis plus rien, juste un petit cri glutural émanant du chat puis le silence se fit de nouveau dans la piece.


    J'étais toujours assis, incapable de bouger, tétanisé par la scene à laquelle je venais d'assister.


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