• Jour 31 : Le Bonhomme Blanc (épisode 3)

     L'infirmière doit se douter de quelque chose, forcément, cela fait maintenant deux semaines que je dors plus, hier soir j'ai aperçu les lueurs rouges, je pense qu'il ne va plus tarder à passer à l'action, il est moins patient qu'il y a 16 ans, peut être que depuis toutes année il attend d'avoir une nouvelle chance de m'atrapper.

    Je me souviens maintenant. Il a déjà réussi à m'atraper puis il m'a emmené dans son repère, avec les ossements, mais ensuite, le noir est total. Mes souvenirs me reviennent au compte goutte. Comment m'en suis-je sorti? Impossible de m'en rappeler.

    Je ne prend plus les pillules, je ne peux plus me le permettre vraiment, et depuis les souvenirs semblent revenir de plus en plus violemment! Mais pas assez vite, il sera bientot là et il faut a tout pris que je me souvienne de la fin. Car les souvenirs semblent suivre l'ordre chronologique des évènements, mais j'ai toujours un temps de retard sur ce qui m'arrive en ce moment.

    Je me souviens...

    Le soir de la disparition de Mister Jungle, mais parents eurent toutes les peines du monde à me mettre dans mon lit, j'été fievreux à cause du manque de sommeil et du stress, il mirent mon délir concernant le chat sur le compte de ma température avoisinant les 40°C.

    Aprés d'ultimes suplications, mes parent se mirent en colère et m'enfermèrent dans ma chambre. J'était désespéré, aucun moyen de m'enfuir, pour me rassurer j'essayé de me convaincre que tant que je resterai sur le lit, rien ne pourrait m'arriver.

    Un silence de cimetierre se fit dans la maison, mes parents étaient couchés depuis maintenant deux bonnes heures, il n'y avait aucun bruit.

    L'odeur se refis sentir, tellement forte que mes yeux versèrent des larmes de protestation, je me raidit sur mon lit. Il n'y eu pas de grattements, il ne voulait pas jouer, plus maintenant.

    Soudain un doute me pris. Etais-je vraiment à l'abri sur mon lit, ne pouvait-il pas tout de même m'attraper. L'image du Spider-Man sur le bord du lit me revint alors. Le jouet de plastique n'était surement pas revenu sur le lit en lancant des toiles d'arraignées (qui collent vraiment!).

    Un grognement surgit alors sous le lit, je me leva d'un bond, debout sur le matelat, j'essayais de regarder chque coté du lit en même temps. Un deuxième grognement. Une secousse remua le sommier, je failli perdre l'équilibre et tomber droit vers...vers cette main horrible dont les ongles semblaient être les yeux, cherchant le moindre recoin de pyjama à saisir. Incapable d'hurler, je compris alors la stratégie du monstre, d'un bras il penchait le lit en diection de son autre main, le principe tout bete des vases communiquant. Cette main aussi blanche que la blafarde lune qui illuminait le ciel cette nuit la se tendait droit dans ma direction, a chaque secousse elle se refermait vivement, comme une bouche, il me fesait comprendre simplement le sors qu'il me réservait.

    Le secousse suivante failli bien me faire tomber, la "main-bouche", ratta sa cible d'un demi-centimettre. Il fallait que je fasse quelques chose, sinon le prochain coup me serait fatal. Le lit se mis carrément à pencher, comme levé par un crique, c'était le moment, profitant de ce nouveau dénivelé, je m'élança le plus loin possible, le monstre ne s'attendait surement pas à cela, la "main-bouche" ne pu même pas tenter quoi que se soit. J'attérit lourdement sur le plancher, ma cheville pris un angle qu'elle ne connaissait pas encore, mais cela ne lui plus pas beaucoup. Dans un petit cri de douleurs, je m'étallais de tout mon long.

    Un hurlement se fit entendre derriere mois, je me retourna aussitot. Rien. Le lit ne bougeait pas, pas de mains, rien que l'obscurité. Peut-être était il parti, qu'il a finalement renoncé à me prendre.

    Deux rubis rouges braquèrent leur projecteurs sur moi.

    Quelque chose jaillit de sous le lit et vint rouler jusque devant moi, c'était la tête de Mister Jungle. Un cris de térreur pu enfin se libérer et sortir de ma gorge. A ce moment là deux bras sortirent de sous le lit, deux mains aux ongles acérés vinrent se planter dans le plancher. Une fois "amarés" les bras se contractérent, et la tête du monstre sorti lentement de l'obscurité. L'image de cauchemar présente à mes yeux était d'autant plus effroyable sous la lumière de la lune.

    Cette créature aurait trés bien pu être un humain, sous un crane chauve, deux orbites cadavériques brillaient d'un rouge écarlate, deux oreilles pointue montaient la garde de chaque coté de la tête. Sa bouche était étrangement grande, par moment elle semblait occuper l'ensemble du visage, les dents étaient de différentes tailles et pointaient dans toute les directions possible, elle auraient pu trancher aisément un cable en acier.

    Un grotesque nez de clown rendait l'ensemble encore plus horrifiant.

    D'aileur, la créature semblait revétir un costume de Pierrot, tout en blanc avec d'étranges ponpons noirs.

    Nos regards se captèrent durant une éternité, aparament il ne pouvait pas sortir de sous le lit, comme si il y était rataché, seul le haut de son corp était en dehors du lit.

    Il ne pouvais pas m'atteindre, mais il me barrait toute fuite possible, je n'avait plus qu'a rester là et le regarder jusqu'à ce que mes parents arrivent..

    Le visage sembla sourire, comme si il avait deviné mes pensées, et comme pour y répondre il hocha la tête pour me dire : "non ils ne viendront pas!"

    Dans un rugissement à vous glacer le sang, le Bonhomme Blanc tira sur ses bras, le lit se mit à bouger.

    Il me fallu du temps pour assimiler cette nouvelle information, je ne pouvait y croire. La créature tira une nouvelle fois sur ses bras, cette fois le mouvement du lit fut identifiable, il avait avancé d'un demi douzaine de cemtimettre.

    A la manière du plus horrible bernard-lermitte, le monstre avancait droit sur mois, trainant mon lit comme la plus improbable des carapaces.

    Je me mis debout, oubliant ma cheville foulée, un nouveau cri, de douleur cette fois, sorti de ma gorge et je retomba aussitot sur le plancher. Un rire de victoire sorti de la bouche de la créature-clown. La porte était fermée à clé, impossible de m'enfuir. Ma seule chance était que mes parents se réveillent. Je me mis à hurler, les appelant, les supliants. Le monstre-clown redoubla alors d'effor pour aller plus vite, il avait peur, peur que je lui échappe...

    Je hurlait de plus en plus fort, mes cordes vocales commencaient déjà à gonfler sous l'effort et un petite douleur s'insinuait dans ma gorge, mais je ne pouvait pas m'arréter, je continuer de crier alors que la créature n'était plus qu'a quelques centimettres de mes jambes, encore une ou deux poussées et il serait sur moi. Au milieu de mes hurlements j'entendit mon père taper sur la porte, je lui cira alors d'ouvrir la porte. Mais au moment ou la porte s'ouvrit, elle vint buter rapidement sur quelque chose, le lit.

    Il est toujours dificile quand on est parents de voir son enfant aller trés mal. Philippe et Jeane, dont le fils allait trés mal en ce moment, en savaient quelque chose.

    Leur fils s'était mis à avoir des hallucinations, il pensait qu'un monstre était caché sous son lit. Phillipe avait mis ca sur le dos de l'école qui avait fait peur aux enfants en leur parlant de cette histoire d'enlèvement :

    _"On devrait pas parler de ce genre de choses à des enfants Jeane!

    _ Mais tu sais on est tous inquieté par ces enlèvements, c'est peut être mieux que les enfants sachent ce qui peut leur arriver.

    _ Mais peut etre pas de cette façon, regarde où en est notre fils maintenant, il ne dors même plus la nuit"

    Désemparé, ils emmenèrent leur fils de 6 ans chez un pédo-psychiatre qu'une collègue de travail de Jeane lui avait conseillé. Mais le diagnostique ne fit que les démoralisé d'autant plus. Le psychiatre leur avait aussi conseillé de ne surtout pas entrer dans le délire de leur fils, que se serait plus dur de l'en sortir. Ce qu'il avait oublié de préciser, c'est que laisser son enfants térrorisé tous les soirs dans son lit n'était pas chose facile.

    Ce soir là, leur fils disait des choses totalement incohérentes sur le chat qui aurait disparu, enlevé par le monstre sous son lit. Jeane en avait pleuré, voir son fils dans cet état était insuportable pour cette jeune mère.

    Il était 4h17 ce matin quand les hurlements de terreur provenant du bout du couloir réveillèrent Philippe et Jeane.

    "_ Chéri vas y, fais le taire, fais quelque chose! je ne peux plus suporter ca!

    Philipe se leva, enfila sa robe de chambre et alla voir son fils. Les hurlements étaient térrifiants. Arrivé devant la porte, il entendit le lit bouger, il tapa à la porte. Son fils lui hurlait d'ouvrir la porte, de venir le sauver, le lit bougea une fois de plus. Philipe tourna la clé et tenta d'ouvrir la porte, mais elle buta sur quelques chose, il ne pouvait même pas l'entrouvrir de plus d'un centimettre.

    Les hurlements reprirent.

    Philippe senti que quelque chose n'allait pas, il poussa sur la porte, mais le lit semblait être plus lourd qu'un banal lit pour enfant, impossible de le bouger. Les hurlements se stopèrent d'un coup. Phillipe appela son fils, pas de réponse. Il hurla le nom de son fils en se jetant sur la porte, celle ci s'ouvrit sans probleme, comme si le lit avait repris son poids initial. Phillipe entra dans la chambre, le lit était en travers en plein milieu de la piece. Aucune trace de l'enfant. Phillipe l'appela de nouveau, sa femme se leva, inquiète d'entendre son mari crier le nom de son fils.

    La chambre était vide, les fenetres toujours fermé, leur fils avait disparu.


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