•  J'avançais prudemment dans le mince corridor de pierre, la lueur rougeâtre, qui semblait sortir des paroi, variait d'intensité à une fréquence régulière, comme soumise aux pulsations morbide d'un cœur, cet endroit faisait peut être parti du monstre.

    Ma petite lampe m'était d'une grande utilité, le sol était glissant, par moment d'énormes trous, comme des bouches béantes, s'ouvraient sur un abîme sans fin.

    Il régnait ici un silence presque assourdissant, à chaque virage ou recoin sombre de la roche, je m'attendait toujours à voir surgir ce visage de cauchemar, j'imaginait le Bonhomme Blanc tapis, à l'affût, me laissant croire qu'il ne m'avait pas senti le suivre pour mieux profiter de ma terreur au moment où il m'attraperait.

    Le couloir s'agrandissait maintenant, sur le sol, une des chaussures de Franck, elle était couverte de sang.

    Je n'était plus très loin maintenant, les pulsations de lumière allaient plus vite, comme si l'excitation du monstre montait en puissance. Ce détail ne fut pas pour me rassurer d'avantage.

    Le monstre était sous mon lit et tentait de m'attraper, il allait bientôt y arriver, je voyais sa main se tendre, j'imaginais déjà ses ongles noirs déchirant ma chair, broyant mes os. Mon père entra dans la chambre, armé d'un fusil. Sur son visage se lisait une fureur que je ne lui connaissait pas. Il arma, visa et tira. Un seul coup suffit à faire exploser la tête de la créature. J'était sauvé.

    Alors que je sauté dans les bras de mon père, avec un soulagement indescriptible, celui ci déposa un baiser sur mon front, blotti au creux de ses bras, je plongeait dans un sommeil profond.

    Un grattement me réveilla en sursaut et me tira de la douce chaleur de mon rêve.

    La réalité me revint au visage à la vitesse d'un train de marchandise.

    Mon père n'était pas venu pour me sauver, il n'avait rien pu faire et le monstre m'avait bel et bien attrapé. J'ouvris les yeux.

    Je me trouvais dans une sorte d'immense caverne, dont la voûte semblait s'élever à au moins une centaine de mètres. Je me trouvait dans une sorte de cage, dont les barreau étaient fait d'ossements, de petits ossements, des os d'enfants. Rien ne semblait relier les os, ils étaient comme articulé tous ensemble, formant un squelette de cage.

    La pièce brillait d'un rouge visqueux, il y avait juste assez de lumière pour deviner son contour. Sur le sol, vêtements, chaussures, ayant appartenu à des milliers d'enfants, je n'était sûrement pas le premier. Ca et la on trouvait des bouts d'os, un crane me fixait depuis l'autre bout de la pièce, dans un éternel sourire semblant me dire : « Bienvenu ! ».

    J'attrapais les « barr-os » de ma cage et tenta d'ouvrir cette dernière, elle ne semblait pas avoir d'entrée, pourtant il avait bien fallu me mettre dedans, donc je devrait trouver la sortie. Rien a faire, aucune charnière, aucune serrure, rien.

    J'entendis de nouveau un grattement, venant de ma droite, rien, juste un recoin sombre. Soudain deux yeux rouges vifs me fixèrent depuis l'obscurité. Un léger grognement se fit entendre. Le monstre sorti de l'ombre et je pu le contempler pour la première fois.

    J'éteignit ma lampe, la lumière était assez forte pour y voir dorénavant.

    Devant moi, la caverne, elle semblait ne pas avoir changée, toujours aussi vaste et pourtant étouffante. Le corps de Franck était avachi en plein milieu de la pièce, aussi mort que peut l'être quelqu'un qui vient de se faire égorger. Sur son visage je pouvais deviner la terreur qu'il avait eu lors de sa rencontre avec mon cauchemar.

    Du sang coulait encore de sa jugulaire, ses dernières gouttes de vie qui s'en allaient.

    Mais aucune trace du monstre, était-ce un piège ?

    Les pulsation de lumières étaient de plus en plus fortes à présent, comme si la créature attendait le dernier moment pour passer à l'action, histoire de faire durer le plaisir.

    Prenant le peu de courage, ou était-ce de la folie, qui me restait, je m'avançait dans la pièce. Sous mes pas, des milliers de petits os craquaient et manifestait leur mécontentement d'être troublés dans leur repos éternel. Il y avait des vêtements aussi, certains semblaient très anciens, cela ne devait faire un moment que le Bonhomme Blanc attrapait des enfants sous leurs lits. J'essayait de me souvenir, comment lui avais-je échappé il y a 16ans, comment lui échapper maintenant ?

    Mais avant d'en avoir la réponse, une main griffue s'empara de ma cheville, je senti la morsure de ces ongles noirs pénétrant et tranchant nerf, muscles et veines. La mains tira et dans un cris de douleur je m'étalais par terre.

    Une rugissement effroyable se fit entendre. Je me retournait, il se dressait devant moi, sur son visage on pouvais lire toute sa jouissance, sa victoire !

    Debout, vêtu de son horrible costume blanc, il me fixait de ses immenses orbites rouges. Une demi dizaine de pompons noirs se soulevaient au rythme de sa respiration.

    Je sentait la chaleur de mon propre sang couler le long de mon pied, j'étais à sa merci.

    Il avançait vers moi, ma fin était proche, impossible de m'enfuir, la cage était trop solide. Je me mis à hurler, à appeler à l'aide, quelqu'un viendrait, il fallait que quelqu'un vienne. Mon regard recroisa celui du crane, qui semblait sourire de plus belle, comme pour me dire : « personne n'est venu pour moi, personne ne viendra pour toi ! »

    J'était seul, définitivement seul, et ce monstre allait me dévorer. La cage s'ouvrit d'elle même, comme si les articulations avaient pris vie. Le monstre tendit une mains horrible vers moi, mais il avait ouvert la cage trop tôt, d'un mouvement vif je pus éviter l'étreinte mortelle qu'il me réservait et parti le plus vite possible en courant.

    Un nouveau rugissement se fit entendre, il semblait rire.

    Je parti en rampant, ma jambe endolorit, bizarrement, je pris la même direction qu'il y a 16 ans, mes souvenirs me revenaient de plus en plus vite, mais toujours pas assez... Le monstre me suivait d'un pas tranquille, comme si cette fois ci, rien ne pourrait me sauver. Mon esprit commençait aussi a s'embrumer, je perdais beaucoup trop se sang.

    Je courrais à en perdre haleine, il fallait que je mette le plus de distance possible entre le monstre et moi, peut être pourrais-je me cacher dans un recoin sombre et attendre que l'on vienne me sauver. Mon pied se pris dans quelque chose, je tombais et me retrouvais face à la petite Isabelle, ou du moins ce qu'il en restait. J'avais vu sa photo à la télé, une petite fille avec de jolie nattes blonde et une visage de poupée. Ses natte maintenant étaient couverte de sang séché et de boue, son visage, partiellement dévoré semblait s'étirer en un rictus démoniaque, elle aussi était morte, il l'avait eu.

    Un nouveau rugissement se fit entendre derrière moi, plus prés. Je me relevais, a peine conscient de l'image que je venait de voir, et repris ma course.

    Soudain il fut là, celui qui pourrait me sauver, Spider-Man. La petite figurine avait été jetée négligemment sur le sol dans une posture qui, dans d'autres circonstances, aurait pu être comique. Je me précipitait vers lui. Une fois entre mes mains, je senti comme une force retrouvée, nous étions de nouveaux tous les deux, et il me protègerait.

    Le rugissement que j'entendit cette fois-ci n'était pas un cri de victoire, mais plutôt un son qui reflétait la peur et la colère en même temps.

    Alors que je me retournais, serrant bien fort mon super héros entre mes petits bras, je vis la créature raide devant moi, il s'était arrêté, et me fixait. Ses yeux exprimé une sorte de perplexité, il n'osait pas avancer. C'était ma chance, prenant mon courage à deux mains, je tendis la figurine en plastique droit devant moi, comme le ferait un chasseur de vampire avec un crucifix. Le monstre sembla hurler de douleur et se recroquevilla sur lui même, je parti en courant vers le petit couloir de pierre, seule sortie de la pièce. Au bout d'un temps qui sembla un vie entière, j'arrivait à la fin du couloir, à chacun de mes pas dans le boyau, je m'attendais à ce qu'une main griffue s'abatte sur mon épaule, mais rien de tout cela n'arriva. Passant par une petite ouverture, je me retrouvait sous mon lit, dans ma chambre, mes parents hurlaient mon nom, j'était sauvé.

    Alors que mes souvenirs étaient enfin revenu, une sorte de désespoir s'empara de moi, si Spider- Man m'avait sauvé autrefois, il n'était pas avec moi aujourd'hui.

    La peur s'empara alors de moi et j'entendit ce rugissement de victoire qui semblait s'abattre sur tout mon être.

    Je compris alors une chose, qui fait que je suis encore la pour vous raconter mon histoire, ce n'était pas Spider-Man qui m'avait sauvé dans cette caverne il y a 16 ans, le pouvoir qu'il avait eu c'était de m'enlever mes peurs, la créature tire son pouvoir de la peur qu'il induit. C'est pour ça qu'il passe autant de temps sous un lit avant d'attraper un enfant, c'est le temps de faire monter la peur à son paroxysme, pour lui donner la force nécessaire pour l'attraper.

    Si ce monstre tire son pouvoir de la peur, alors on peut le vaincre, a condition d'avoir un peu de courage.

    Je repensa très fort à Spider-Man, non pas au héros, mais au sentiment que j'éprouvait en sa présence, cette impression que rien ne pourrait m'arriver, qu'il serait la pour me protéger.

    Un léger changement s'opéra sur le visage de la créature, comme si la peur la prenait à elle.

    Je concentrais tout mon esprit sur ce sentiment de sécurité, de bien être, le monstre poussa un nouveau rugissement mais de détresse, car je retrouvait peu à peu mon ame d'enfant, et je n'avais plus peur.

    Dans un cris de douleur, le monstre se recroquevilla et sembla vaciller, les lumières rouges battaient à un rythme infernal, il se mit à rapetisser jusqu'à ne plus être q'un minuscule grain de poussière.

    Je repris le chemin de ma chambre d'hôpital, mes yeux se troublaient sous l'effet de l'hémorragie, boitant le plus vite possible, je réapparus sous mon lit, un profond soulagement me fit presque perdre connaissance.

    Le monstre était vaincu, pour le moment, il lui faudra du temps pour accumuler assez de peur pour redevenir celui qu'il était, mais je sais qu'il reviendra.

    Alors faite attention, un jour ou l'autre, vous entendrez aussi les grattements en pleine nuit, le Bonhomme Blanc attendra son heure...


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  •  Cela fait maintenant trois jours que les grattements ont cessés.

    Mais je sais qu'il est encore là, comment a-t-il pu me retrouver, ici à St Bruno ? Comment fait-il pour s'installer sous le lit de sa victime ?

    Peut être qu'il peut se déplacer partout dans le monde, allant de lit en lit, à la recherche de nouvelles proies, ou dans mon cas, pour finir ce qu'il avait commencé. Pourquoi revient-il que maintenant dans ma vie, je l'ignore, mais si je lui ai échappé une première fois, alors je devrait y arriver de nouveau. Il faut juste que je me souvienne comment.

    Soudain une image s'invita d'elle même dans ma tête, celle d'un vieillard, raidi sur son lit au son de grattements sur un plancher. Je pourrais lui échapper, mais qu'est ce qu'il l'empêcherait de revenir dans 16 ans ? Et combien d'enfants encore devront mourir pour assouvir son appétit gargantuesque ? Combien déjà, depuis cette nuit de 1990, sont morts. Tous ces enfants disparus, partout dans le monde, la police met ça sur le compte de pédophiles ou de serial killer, mais peut être que dans la majeure partie des cas de disparition non résolue, notre ami le Bonhomme Blanc est le seul coupable.

    Ma vie n'a jamais été un exemple, mais je compte bien me racheter, il faut en finir une bonne fois pour toute. Ce soir, je descendrais dans sa grotte, et je le tuerais.

    La journée durant, j'essaya désespérément de me souvenir de ce qui se passa après que la créature m'eu attrapé. Mais impossible d'avoir accès à cette partie de l'histoire. Je devrait me débrouiller seul. A midi, je repris discrètement le couteau sur mon plateau, peut être cela pourrait me servir, dans la remise, je vola une petite lampe torche, elle n'éclairait pas beaucoup, mais cela était toujours mieux que rien. Il ne me restait plus qu'a attendre que la nuit recouvre de son voile noir et visqueux les murs de ma chambre pour passer à l'action.

    Franck était de garde cette nuit là.

    Aucun résident de St Bruno ne voulais avoir a faire à lui. C'était un homme bourru et violent, sans aucune compassion pour ceux qu'il appelait « les débiles profonds ».

    Il portais toujours en bout de bras une fine cordelette dont l'une des extrémité portait le trousseau de clés du bâtiment. Il la faisait constamment tourner autour de ses doigts, l'enroulant et la déroulant nonchalamment. Mais ce trousseau servait aussi à « remettre les débiles dans le droit chemin ». Nombre de résidents de St Bruno eurent a faire à la morsure métallique du trousseau retombant sur une épaule, ou dans le dos.

    Il était 21h, toutes les lumières étaient éteintes, et le premier qui oserait faire le moindre bruit aurait droit à un bon coup de trousseau.

    Toujours pas de grattements sous mon lit, par contre l'odeur était là, et une faible lueur rouge éclairait le sol de la pièce.

    Il était là, c'était le moment de vérité.

    Je pris mon élan et sauta le plus loin possible du lit. Je crus percevoir comme un cris de frustration.

    J'allumait ma lampe et commença à éclairer le dessous du lit. Rien. Pas une seule trace.

    La porte de la chambre s'ouvrit aussitôt.

    Je n'eu pas le temps de faire un mouvements que le trousseau fendait l'air pour atterrire sur ma joue droite, la douleur m'arracha un léger couinement et je senti un mince filet de sang descendre le long de mon visage.

    « _ Qu'est ce que tu fous espèce de con ! Tu comprend pas quand je dis de se coucher et de pas moufter ?

    Sa main de leva de nouveau, bandant ses muscle, prés à lancer le trousseau dans ma direction.

    Mais le coup ne parti pas.

    Une main blanche balaya l'aide soignant d'un seul trait. Franck, dans une absurde grimace de surprise tomba sur le flan. Il eu à peine le temps de se retourner que le visage du monstre était sur lui. Et alors que les crocs de la créatures entaillaient sa gorges dans un flots de sangs, la dernière pensée de Franck fut pour son trousseau de clés.

    Le monstre commença à tirer le corps encore agité de soubresaut en direction du lit. Ce visage que je n'avait pas vu depuis si longtemps me sourit comme pour me signifier : « tu seras le prochain ! »

    Alors que les pied de feu Franck commençaient à disparaître à leur tour, je sais l'occasion, je plongea vers le lit et m'agrippa au cadavre encore frais de mon ancien tortionnaire et passa a mon tour sous le lit.

    Le décors changea du tout au tout, la chambre n'était plus qu'un souvenir, je me retrouvait dans une sorte de corridor, ou plutôt de goulot de pierre, partout brillait cette lumière rouge poisseuse, comme si la roche était gorgée de sang. Je lâchait le corps qui parti devant, je n'avait pas été remarqué, il valait mieux travailler une approche discrète.

    Nouveau flash-back... Mon père tapait à la porte, mais celle-ci était coincée par mon lit, le monstre arrivé sur moi. Impossible de m'enfuir, j'étais collé au mur, a tel point que je pourrais bientôt m'y incruster. La créature dans un dernier sursaut réussi à attraper une de mes chevilles. Mais que faisaient mes parent, pourquoi ne venaient-ils pas me sauver ? Je senti cette odeur m'envahir complètement, et soudain, je n'eu plus envie de crier, je fut baigné par une sorte de semi-torpeur, conscient sans vraiment l'être. Je senti mon corps bouger, traîné en direction du lit, et pourtant je n'avais plus peur.

    Le décors changea, autour de moi une sorte de grotte, il faisait sombre, une lumière rouge venait m'éclairer. Il me sembla entendre mon père hurler mon nom, mais c'était sans importance à présent, tout allait bien, je perdis connaissance.


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  •  L'infirmière doit se douter de quelque chose, forcément, cela fait maintenant deux semaines que je dors plus, hier soir j'ai aperçu les lueurs rouges, je pense qu'il ne va plus tarder à passer à l'action, il est moins patient qu'il y a 16 ans, peut être que depuis toutes année il attend d'avoir une nouvelle chance de m'atrapper.

    Je me souviens maintenant. Il a déjà réussi à m'atraper puis il m'a emmené dans son repère, avec les ossements, mais ensuite, le noir est total. Mes souvenirs me reviennent au compte goutte. Comment m'en suis-je sorti? Impossible de m'en rappeler.

    Je ne prend plus les pillules, je ne peux plus me le permettre vraiment, et depuis les souvenirs semblent revenir de plus en plus violemment! Mais pas assez vite, il sera bientot là et il faut a tout pris que je me souvienne de la fin. Car les souvenirs semblent suivre l'ordre chronologique des évènements, mais j'ai toujours un temps de retard sur ce qui m'arrive en ce moment.

    Je me souviens...

    Le soir de la disparition de Mister Jungle, mais parents eurent toutes les peines du monde à me mettre dans mon lit, j'été fievreux à cause du manque de sommeil et du stress, il mirent mon délir concernant le chat sur le compte de ma température avoisinant les 40°C.

    Aprés d'ultimes suplications, mes parent se mirent en colère et m'enfermèrent dans ma chambre. J'était désespéré, aucun moyen de m'enfuir, pour me rassurer j'essayé de me convaincre que tant que je resterai sur le lit, rien ne pourrait m'arriver.

    Un silence de cimetierre se fit dans la maison, mes parents étaient couchés depuis maintenant deux bonnes heures, il n'y avait aucun bruit.

    L'odeur se refis sentir, tellement forte que mes yeux versèrent des larmes de protestation, je me raidit sur mon lit. Il n'y eu pas de grattements, il ne voulait pas jouer, plus maintenant.

    Soudain un doute me pris. Etais-je vraiment à l'abri sur mon lit, ne pouvait-il pas tout de même m'attraper. L'image du Spider-Man sur le bord du lit me revint alors. Le jouet de plastique n'était surement pas revenu sur le lit en lancant des toiles d'arraignées (qui collent vraiment!).

    Un grognement surgit alors sous le lit, je me leva d'un bond, debout sur le matelat, j'essayais de regarder chque coté du lit en même temps. Un deuxième grognement. Une secousse remua le sommier, je failli perdre l'équilibre et tomber droit vers...vers cette main horrible dont les ongles semblaient être les yeux, cherchant le moindre recoin de pyjama à saisir. Incapable d'hurler, je compris alors la stratégie du monstre, d'un bras il penchait le lit en diection de son autre main, le principe tout bete des vases communiquant. Cette main aussi blanche que la blafarde lune qui illuminait le ciel cette nuit la se tendait droit dans ma direction, a chaque secousse elle se refermait vivement, comme une bouche, il me fesait comprendre simplement le sors qu'il me réservait.

    Le secousse suivante failli bien me faire tomber, la "main-bouche", ratta sa cible d'un demi-centimettre. Il fallait que je fasse quelques chose, sinon le prochain coup me serait fatal. Le lit se mis carrément à pencher, comme levé par un crique, c'était le moment, profitant de ce nouveau dénivelé, je m'élança le plus loin possible, le monstre ne s'attendait surement pas à cela, la "main-bouche" ne pu même pas tenter quoi que se soit. J'attérit lourdement sur le plancher, ma cheville pris un angle qu'elle ne connaissait pas encore, mais cela ne lui plus pas beaucoup. Dans un petit cri de douleurs, je m'étallais de tout mon long.

    Un hurlement se fit entendre derriere mois, je me retourna aussitot. Rien. Le lit ne bougeait pas, pas de mains, rien que l'obscurité. Peut-être était il parti, qu'il a finalement renoncé à me prendre.

    Deux rubis rouges braquèrent leur projecteurs sur moi.

    Quelque chose jaillit de sous le lit et vint rouler jusque devant moi, c'était la tête de Mister Jungle. Un cris de térreur pu enfin se libérer et sortir de ma gorge. A ce moment là deux bras sortirent de sous le lit, deux mains aux ongles acérés vinrent se planter dans le plancher. Une fois "amarés" les bras se contractérent, et la tête du monstre sorti lentement de l'obscurité. L'image de cauchemar présente à mes yeux était d'autant plus effroyable sous la lumière de la lune.

    Cette créature aurait trés bien pu être un humain, sous un crane chauve, deux orbites cadavériques brillaient d'un rouge écarlate, deux oreilles pointue montaient la garde de chaque coté de la tête. Sa bouche était étrangement grande, par moment elle semblait occuper l'ensemble du visage, les dents étaient de différentes tailles et pointaient dans toute les directions possible, elle auraient pu trancher aisément un cable en acier.

    Un grotesque nez de clown rendait l'ensemble encore plus horrifiant.

    D'aileur, la créature semblait revétir un costume de Pierrot, tout en blanc avec d'étranges ponpons noirs.

    Nos regards se captèrent durant une éternité, aparament il ne pouvait pas sortir de sous le lit, comme si il y était rataché, seul le haut de son corp était en dehors du lit.

    Il ne pouvais pas m'atteindre, mais il me barrait toute fuite possible, je n'avait plus qu'a rester là et le regarder jusqu'à ce que mes parents arrivent..

    Le visage sembla sourire, comme si il avait deviné mes pensées, et comme pour y répondre il hocha la tête pour me dire : "non ils ne viendront pas!"

    Dans un rugissement à vous glacer le sang, le Bonhomme Blanc tira sur ses bras, le lit se mit à bouger.

    Il me fallu du temps pour assimiler cette nouvelle information, je ne pouvait y croire. La créature tira une nouvelle fois sur ses bras, cette fois le mouvement du lit fut identifiable, il avait avancé d'un demi douzaine de cemtimettre.

    A la manière du plus horrible bernard-lermitte, le monstre avancait droit sur mois, trainant mon lit comme la plus improbable des carapaces.

    Je me mis debout, oubliant ma cheville foulée, un nouveau cri, de douleur cette fois, sorti de ma gorge et je retomba aussitot sur le plancher. Un rire de victoire sorti de la bouche de la créature-clown. La porte était fermée à clé, impossible de m'enfuir. Ma seule chance était que mes parents se réveillent. Je me mis à hurler, les appelant, les supliants. Le monstre-clown redoubla alors d'effor pour aller plus vite, il avait peur, peur que je lui échappe...

    Je hurlait de plus en plus fort, mes cordes vocales commencaient déjà à gonfler sous l'effort et un petite douleur s'insinuait dans ma gorge, mais je ne pouvait pas m'arréter, je continuer de crier alors que la créature n'était plus qu'a quelques centimettres de mes jambes, encore une ou deux poussées et il serait sur moi. Au milieu de mes hurlements j'entendit mon père taper sur la porte, je lui cira alors d'ouvrir la porte. Mais au moment ou la porte s'ouvrit, elle vint buter rapidement sur quelque chose, le lit.

    Il est toujours dificile quand on est parents de voir son enfant aller trés mal. Philippe et Jeane, dont le fils allait trés mal en ce moment, en savaient quelque chose.

    Leur fils s'était mis à avoir des hallucinations, il pensait qu'un monstre était caché sous son lit. Phillipe avait mis ca sur le dos de l'école qui avait fait peur aux enfants en leur parlant de cette histoire d'enlèvement :

    _"On devrait pas parler de ce genre de choses à des enfants Jeane!

    _ Mais tu sais on est tous inquieté par ces enlèvements, c'est peut être mieux que les enfants sachent ce qui peut leur arriver.

    _ Mais peut etre pas de cette façon, regarde où en est notre fils maintenant, il ne dors même plus la nuit"

    Désemparé, ils emmenèrent leur fils de 6 ans chez un pédo-psychiatre qu'une collègue de travail de Jeane lui avait conseillé. Mais le diagnostique ne fit que les démoralisé d'autant plus. Le psychiatre leur avait aussi conseillé de ne surtout pas entrer dans le délire de leur fils, que se serait plus dur de l'en sortir. Ce qu'il avait oublié de préciser, c'est que laisser son enfants térrorisé tous les soirs dans son lit n'était pas chose facile.

    Ce soir là, leur fils disait des choses totalement incohérentes sur le chat qui aurait disparu, enlevé par le monstre sous son lit. Jeane en avait pleuré, voir son fils dans cet état était insuportable pour cette jeune mère.

    Il était 4h17 ce matin quand les hurlements de terreur provenant du bout du couloir réveillèrent Philippe et Jeane.

    "_ Chéri vas y, fais le taire, fais quelque chose! je ne peux plus suporter ca!

    Philipe se leva, enfila sa robe de chambre et alla voir son fils. Les hurlements étaient térrifiants. Arrivé devant la porte, il entendit le lit bouger, il tapa à la porte. Son fils lui hurlait d'ouvrir la porte, de venir le sauver, le lit bougea une fois de plus. Philipe tourna la clé et tenta d'ouvrir la porte, mais elle buta sur quelques chose, il ne pouvait même pas l'entrouvrir de plus d'un centimettre.

    Les hurlements reprirent.

    Philippe senti que quelque chose n'allait pas, il poussa sur la porte, mais le lit semblait être plus lourd qu'un banal lit pour enfant, impossible de le bouger. Les hurlements se stopèrent d'un coup. Phillipe appela son fils, pas de réponse. Il hurla le nom de son fils en se jetant sur la porte, celle ci s'ouvrit sans probleme, comme si le lit avait repris son poids initial. Phillipe entra dans la chambre, le lit était en travers en plein milieu de la piece. Aucune trace de l'enfant. Phillipe l'appela de nouveau, sa femme se leva, inquiète d'entendre son mari crier le nom de son fils.

    La chambre était vide, les fenetres toujours fermé, leur fils avait disparu.


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  •  

     Inutile de parler à l'infirmière Schwan ou au docteur Defont de ses grattements, ils ne ferait qu'augmenter ma dose de médicaments, et j'aurais besoins d'un maximum de lucidité dans les jours qui vont suivrent.


    J'ai repris ma bonne vielle technique du saut sur le lit, depuis trois jours maintenant. De vieilles images, encore recouvertes d'une épaisse couche de poussière, resurgissent dans mon esprit. Des images de mains griffues sortant pour m'atrapper, une étrange lueur rougeâtre aussi poisseuse que du sang, un endroit étrange avec des ossements, des ossements d'enfants.


    Mais surtout une étrange silhouette s'aprochant de moi, mais la poussière, ou est ce mon incocsient qui se dérobe, est tellement épaisse que je ne peut pas voir précisément l'ojet de toute mes peur, du moins je ne le peut pas pour le moment.


    Je suis assis dans mon lit, les grattements m'ont réveillés. Ai-je crié? Il semble que non, ou du moins pas assez fort pour réveiller la vielle infirmière qui somnole à l'autre bout du couloir.


    Soudain un nouveau souvenir m'explose en plein cortex olfactif, une odeur que je n'avait pas senti depuis 16 ans. Je ne peut pas décrire précisément cette puanteur, on aurait dit un mélange de cadavre en putréaction baignant dans une sorte de bile, comme si la terre elle même venait de vomir aprés une soirée un peu trop arrosée.


    Soudain je revoit cette silouhette, l'odeur vient de lui, j'en suis persuadé.


    Je repense à cette époque, je repense à Mister Jungle...


    Mes parents étaient de plus en plus inquiets de mon état, ils prirent la décision de m'emmener voir un pédo-psychiatre afin que je puisse me débarrasser de mon angoisse.


    Bien que merveilleusement gentil, le docteur Baviant ne me cru pas davantage que mes parents, ils leur expliqua que mon angoisse provoquée par les enlèvements m'ont fait fantasmé une histoire banale de Croquemitaine, et que cela passerait avec l'age.


    J'était définitivement seul.


    Une nuit, de nouveau réveillé par les gratement, je fus envahi par une étrange puanteur. Elle semblait emplir tout la chambre, faire partie même des chaque recoin de la piece. Les gratement étaient là, ils étaient devenu si forts à présent que j'imaginais le plancher hurlant de douleur sous l'agression d'une dizaine de doigts griffus.


    Ma respiration se coupa net : Spider-Man était posé sur le bord du lit.


    La figurine était assise et semblait m'observer, je n'osais pas bouger. Comment était-il arrivé ici? Les gratements continuaient leur assourdissante cacophonie, je m'aprochait lentement de la poupée articulée. Mais ma main tremblait tellement qu'il méchappa à la dernière minute, je ne pu que comtempler sa chutte qui semblait durer une éternité. Spider-Man semblait me lancer un ulltime regard de reproche, j'avais échoué, lui qui avait toujour été là pour moi je le laisssait tomber.


    La figurine tomba sur le planché dans un petit bruit sec.


    Les grattements s'arrétèrent.


    Alors que je regardais la figurine sur le sol, si proche et pourtant inaxesible, l'odeur se fit trés forte, comme si la personne ou la créature dont elle émanait c'est raprochée du bord du lit. Je vis alors une faible lueur rouge s'insinuer entre les lattes du plancher, comme deux projecteurs, braqués sur le super héros en plastique.


    Tout alla trés vite, une forme fendit sur le jouet et l'entraina sous le lit, et à ce moment là je cru percevoir comme un rire, un rire de victoire.


    Je me remis à bonne distance du bord, et alors que les gratements reprenaient, un désespoir ineluctable s'empara de moi, je dormis pas le reste de la nuit, un gamin sanglotant, pleurant dejà sur la disparition de son ami.


    Ma vie ne tournait plus qu'autour de mon lit, la vision de cette forme jaillissante, comme un bras mortel occupait désormais mon esprit fatigué, et, comble de l'ironie, mon état était tel que le médecin me dispensa d'école et préscrivit beaucoup de repos. Je passais désormais mes journée et mes nuits sur ce lit maudit.


    Désormait, les grattements ne s'arrétaient plus, et l'odeur devenait insuprtable dans la piece. Bien entendu mes parents ne s'en rendait pas compte, peut être que quand on est adultes ce genre de choses sont tellements refoulée que même face à celles-ci, on feindrait de les ignorer.


    Mister Jungle grattait à la porte.


    Ce chat avait été adopté par mes parents aprés que Mistigri fut écrasé par une voiture. Mister Jungle était un chat noir, avec de longs poils qui devenaient gris blanc sur son flanc.


    Abandonné à un sort funèbre dans une fourrière, mes parents et moi même tombirent sous son charme. Mister Jungle n'avait qu'un seul défaut, il savait ouvrir les portes. C'est d'ailleur ce qui l'a tué.


    Ma mère, qui avait pris un congés pour pouvoir s'occuper de moi, était sorti pour faire une course. J'était seul dans la maison, et surtout sur mon lit.


    Les grattements avait repris de plus belle, ils semblaient même plus forts depuis le départ de ma mère, comme pour me faire comprendre qu'on était plus que lui et moi. Mister Jungle semblait les entendre, car il venait gratter à la porte comme pour venir voir ce qu'il en était.


    Les gratements sous le lit s'arétèrent.


    La poignée sursauta et la porte de ma chambre s'ouvrit doucement, la tête de Mister Jungle apparut, il me regarda fixement dans les yeux. Les grattements reprirent. Le chat changea d'objectif et fixait désormais mon lit.


    Il entra dans la chambre, et commenca à s'approcher lentement du lit. je me mit alors à crier trés fort sur Mister Jungle, qui, plus surpris qu'éfrayé reparti dans un dérapage de l'autre coté de la porte.


    Mais il pouvait encore revenir, il fallait que je referme la porte de ma chambre. je pris mon élan et sauta le plus loin possible du lit.


    Les grattments reprient alors, comme pour me signifier que si il ne m'avait pas attrapé à aller c'était parcequ'il m'aurait au retour. Et bien soit, il n'y aura pas de retour, j'irais m'allonger sur le canapé du salon et expliquerais à maman que je voulais regarder la télé.


    Alors que je fermais la porte, Mister Jungle se faufila dans la chambre, je voulu le ratraper, mais pour m'éviter il s'aprocha du lit, je le suivit pour le prendre puis je me rendit soudain compte que la chambre était étrangement silencieuse. J'était à deux pas du lit, le chat encore plus prés.


    Une mains blanche aux longs doigts se terminant par des griffes noires comme l'ébene surgit alors de sous le lit.


    Dans ma précipitation mon corps recula mais mes pieds n'avaient pas suivis la manoeuvre, ce qui eu pour conséquence qu'aprés une étrange figure acrobatique je me retrouvait sur les fesse, assis face à mon lit.


    La main s'empara de Mister Jungle, de sa queue pour être précis. je vis alors deux petits rubis rouges s'allumer soudainement, élcairant une bouche diforme grande ouverte sur des dents pointues qui semblaient pousser de manière totalement anarchiques.


    La main tira le chat en direction du lit, Mister Jungle dans un miaulement térifiant tenta vainement de planter ses griffes dans le plancher pour s'enfuir, mais il glissa implaquablement sous le lit, la dernière chose que je vit furent ses yeux verts qui semblait exprimer une peur mélée à une surprise concernant les évènements présents.


    Puis plus rien, juste un petit cri glutural émanant du chat puis le silence se fit de nouveau dans la piece.


    J'étais toujours assis, incapable de bouger, tétanisé par la scene à laquelle je venais d'assister.


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  •  Au début, je n'y avait même pas fait attention, l'esprit embrouillé par les médocs de l'infirmière Schwan. Cela fesait tellement longtemps que ces gratements ne m'avaient pas réveillé en pleine nuit que je n'ai pas pris garde, il est trop tard maintenant, il est là! Se sera bientôt la fin.

    Cela fesait 16 ans pour être précis depuis ma rencontre avec le Bonhomme Blanc, j'avais 6 ans.
    Mes parents habitaient une petite banlieue bourgeoise, dans le plus pure style des villa américianes, des allignement sans fin de petite maisonnettes, même jardin, même voiture, et même insouciance parmis les habitants.
    La petite Isabelle Bourdin avait disparu depuis maintenant deux semaines et les recherches n'aboutissaient que sur de nouvelles pistes de recherches...
    Elle était la troisième enfant a avoir été enlevée en moins de 6 mois.

    La police ramait désespéremment, incapable d'expliquer ces disparitions ni d'empécher les nouvelles. Une sorte d'hystérie s'était emparée de tous les parents du quartier. Pas un enfant ne se déplacait seul, je me souvient de ce jour ou nous avons tous été réunis dans la cantine et que la directrice nous a expliqué qu'il ne fallait jamais parler à un inconnu ni le suivre.

    Aprés ce jour, tous les enfant ne parlaient que d'une chose : de l'Inconnu. A quoi est ce qu'il ressemble, est ce qu'il mange les enfants, a-t-il des pouvoir magiques...
    Pour ma part, l'Inconnu n'était qu'une ombre noire, une silouhette térifiante m'emportant dans une piece sombre pour me découper et me faire cuire en ragout.

    C'est aussi à ce moment que Spider-Man a disparut...

    Spider-Man est rentré dans ma vie le jour de mon 5ème anniversaire, c'est un cadeau de mon tonton Jean.
    Il était dans une belle boite pleine de couleur, et envelopper dans de la toile d'araignée (qui colle pour de vrai!) la petite figurine rouge et bleue me tendait les bras.
    Je l'emenait partout avec moi, c'était mon garde du corp personnel, je savait qu'il ne pourrait rien m'arriver tant que j'aurais mon Spider-Man avec moi.
    On a vécu tout un tas d'aventures, bien sur il y a eu des méchants qui voulaient nous séparer, mais Spider-Man et moi, on était toujours les plus forts.
    Mais un matin, il n'était plus là...

    "_ Maman!!! Maman!!!
    _ Qu'est ce que tu as mon ange?
    _ Spider-Man ze le trouve pus!
    _ Tu l'as bien cherché partout?
    _ Voui!
    _ Ne t'inquiete pas, on le retrouvera avec Papa, il ne doit pas être bien loin."

    Mais on ne le retrouva pas, je me retrouvait sans personne pour me protéger, et l'angoisse me pris soudain : "C'était sans doute l'Inconnu qui l'avait pris, car il savait qu'en nous séparant il aurait une chance de m'avoir..l'Inconnu en avait aprés moi!"

    Le soir même, les gratements commencaient.

    L'Incconu me suivait, je marchait seul dans la rue noircie par la fuite du soleil. Mais à chaque fois que je me retournait il semblait de plus en plus prés, et ce bruit bisar qu'il fesait en marchant, comme si il marchait sur des céréales, non comme si il grattait un placher...
    Je m'évaillait en sursaut, la terreur qui m'habitait était telle que le cri que je poussait assis dans mon petit lit n'était qu'un mince sifflement.
    Mes parents n'avaient rien entendu bien évidemment.
    Les gratements venaient de sous mon lit. Je les entendais parfaitement malgrés le fait qu'il soient trés légers.
    On aurait dit que quelqu'un, ou quelque chose sous le lit s'enuyait à en mourrir.
    Je n'osait descendre de mon lit, ma vessie pleine manifestait son désacord avec cette hésitation. Mais a chaque fois que je m'aprochait du bord du lit, je voyais l'image de mon pied se posant sur le sol et d'une grande main pleine de griffes surgissant de l'obscrurité de sous le lit et s'emparrant de ma cheville.

    Les gratements revinrent les nuits suivantes. J'avais mis au point une stratégie pour ne jamais m'aprocher trop prés des bords du lit. Je sautait de trés loin sur mon matelat et je fesait de même pour en descendre.
    A chaque saut, je retenait mon soufle : Avais-je sauté assez loin ou le bras allait tout de même arriver à m'atraper?
    Je fesait de petites nuits, car régulièrment les grattements me réveillaient, il étaient de plus en plus fort, comme si la personne sous le lit commenceait à s'impatienter.

    Bien sur ce manque de sommeil commença à se voir sur mon compertement et sur mon aspect physique. mes parents s'en inquiétaire aussitot, mais quand je leur eu expliqué les raisons de mes insomnies, bien entendu ils ne me crurent pas. Il mirent cela sur le compte des enlèvements. La petite Isabelle était maintenant un dossier de plus dans le casier des disparitions non résolues.

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