• Jour 3 : Space's Monkey

    Ayant épuisé ma réserve de riz, mes espoirs quant à ma survie sur cet océan plein d'eau semblent se réduires de manières exponentielles...

    Soudain (woaw un rebondissement!!!), se découpant dans l'horizon, une ile...

    Fabricant une rame en attachant une tortue de mer avec une sardine d'eau douce, j'entreprend de sauver ma peau. L'île en question ne parrat pas bien grande, mais aux vue de ma situation, cette seule chance de salut me parrait idylique. je pourrais peut être enfin manger à ma faim, et qui sait peut etre trouver un boulot et recommencer ma vie...

    Plus que quelques brasses encore, et j'atteindrais mon paradis, la seule option pour pouvoir espérer une vie meilleure... je pense à ma famille que je n'ai pas qui est resté au pays, essayant de survivre tant bien que mal. Je me prete à réver que si j'arrive à me trouver une bonne situation, je pourais leur demander de me rejoindre afin de leur offrir à eux aussi une vie meilleure...

    Me voici enfin arrivé, aprés avoir manger la tortue et la sardine, j'entreprend d'explorer mon nouvel éden.

    Quel paradis, il y a au moins deux cocotier et un palmier, et, comble du bonheur, des fougères à épines. Les seules habitants de cette ilots sont des singes d'une espèce que je ne connaissais pas encore. Pas plus grands que mon pouce, ils se sont organisé en société prospère, aménageant de petites villes entre les fougères. Bien sur, mon intégration fut compliquée du fait de mes différences, certains des petits singes eurent beaucoup de mal à m'accepter. Mais feant fis des moqueries et autres discrimination, je décidais de trouver un emploi, n'écoutant que mon courage pour m'adapter à une monde totalement étranger...

    Mes espérances furent tout de même rapidement anéanties...

    Tout d'abord, trouver un emploi fut extrêmement difficile, certains singes patrons d'entreprises ne prenant même pas la peine de regarder mes qualifications avant de me dire gentilement de foutre le camp de chez eux avant de me botter le cul. Trouver un logement adapté fut aussi une croisade perdue d'avance, aucun propriétaire ne voulant me faire confiance et demandant des garanties que je ne pouvait leur offrir. Bien que leur explicant ma situation et le fait que je n'avait rien mais que j'étais prés à tout pour réussir, n'ayant pas peur du travail, je fut abusé par certains singes sans scrupules qui m'ont exploités en me menacant de dénonciation policière au cas ou j'ouvrirais ma grande gueule d'étranger.

    Ne pouvant trouver, ni emploi, ni logement décent, je fut contraint de mendier pour survivre, mais la générosité n'avait pas l'air de faire partie de leurs convictions et l'inévitable arriva.

    Une patrouille de petits singes policier m'arréta, et le parcours du combattant commença pour votre humble narateur...

    N'ayant pas de papier d'identité, je demandais donc ma naturalisation, leur explicant mes soucis et mes espoirs...

    Je fut enfermé dans un camp de concentration en attendant les résultats de mes tests ADN. Je me rendis vite compte que je n'était pas le seul en situation irrégulière surcette île. Enfermé avec moi se trouvais un requin marteau, deux mangoustes, un ornithorinque et un grand barbus vendeur de lunette se prénomant Antoine.

    Je fut ensuite conduis devant le chef des petits singes, un singe encore plus petit avec un faciès résolument hargneux et de grandes oreilles décollées, il avait un vague accent hongrois...

    La sentence fut sans appel, le petit singe hargneux ordonna à ses singes policier de me reconduire à la frontière, car les quotats d'explusion n'étaient pas encore atteins pour ce mois-ci.

    Sous bonne excorte et aprés quelques passages à tabac pour rigoler, je me retrouvais sur une nouveaux radeau en direction du large avec mes nouveaux compagnons... Mon paradis, ma seule chance de bonheur dérivant loins derière moi, sous le regard moqueur du requin marteau qui pu resté las bas en raison de son diplome d'astro-physique...

    Me voilà donc encore une fois perdu au milieu de l'océan, sur une petit radeau de bois avec deux mangoustes, un ornithorinque et le VRP en lunetterie...

    Soudain, les regrets commencent à me ronger, j'aurais du passer mon bac, j'aurais peut être eu le droit d'avoir une vie meilleur sur l'île aux singes, une vie faite de discriminations, de moqueries, de tabassage, de garde à vue, de soupcon...

    Soudain, un fort sentiment de pitié s'emparre de moi en penssant à ce pauvre requin marteau qui ne connaitra jamais vraiment le gout de la liberté... Finalement, on s'en sort pas si mal avec mes nouveaux potes, car je suis sur qu'il existe d'autres îles ou on sera surement mieux reçus, peut etre en france par exemple... ou ailleur...


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